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L'Université française devient-elle une auberge chinoise ? par Jean-Pascal Gayant
Depuis une dizaine d'années, le nombre d'étudiants chinois dans les universités françaises a explosé : alors qu'ils étaient moins de 2 000 en 1999, ils seraient plus de 22 000 aujourd'hui et même plus de 35 000 dans l'ensemble de l'enseignement supérieur français selon l'ambassadeur de Chine en France. L'une des réactions les plus courantes est de se féliciter de l'attractivité du système français d'enseignement supérieur, même s'il convient de tempérer ce satisfecit en constatant que la France accueille néanmoins moins d'étudiants chinois que les Etats-Unis et le Royaume-Uni (ou même l'Australie, selon certaines sources statistiques). Les soupçons de trafics de diplômes, ici ou là, viennent égayer les gazettes mais sans réellement infléchir la tendance lourde qui voit les universités françaises accueillir chaque année un nombre de plus en plus élevé d'étudiants originaires de l'Empire du Milieu.
On s'étonne à peine que notre grand voisin allemand, pourtant grand exportateur de biens manufacturés vers la Chine, n'accueille que 4 000 de ses étudiants par an, quota imposé par la tutelle. L'existence d'un tel quota dans un pays qui, à l'inverse des pays anglophones, a fait le choix de la quasi-gratuité des études supérieures, ne manque pas de susciter un certain intérêt. La France, qui a historiquement fait (et maintenu) un choix similaire, continue d'accueillir aux frais de son contribuable ces vagues grandissantes d'étudiants issus d'un pays dont le dynamisme économique contraste avec la morosité de l'activité sur le Vieux Continent et l'incapacité de certaines de ses nations à résorber leurs déficits publics.
Rappelons quelques chiffres. Le coût annuel moyen de la scolarité d'un étudiant dans l'université française est de 9 132 euros selon les dernières données du ministère de l'éducation. L'étudiant, qu'il soit français ou étranger, doit seulement acquitter 175,57 euros pour une année de licence et 235,57 euros pour une année de master (hors sécurité sociale étudiante). Ainsi, pour chaque étudiant chinois accueilli, le contribuable français dépense en moyenne près de 9 000 euros, soit plus de 200 millions d'euros pour l'ensemble de ces étudiants. Ce chiffre peut paraître dérisoire au regard des 178 milliards d'euros du déficit annuel des comptes publics, mais il ne manque pas d'étonner quand on s'interroge sur le bien-fondé de cette généreuse subvention.
La tradition d'accueil d'étudiants étrangers dans l'université française est ancienne et fondée sur d'excellentes motivations : aide au développement, universalisme, contribution à l'amitié entre les peuples… Elle est aussi motivée par des considérations plus mercantiles : un futur homme d'affaires ou un futur décideur politique étranger sera sans doute toujours bienveillant à l'égard des produits "made in France" s'il a effectué tout ou partie de ses études dans l'Hexagone. A ce titre, les millions d'euros dépensés par le contribuable français peuvent faire figure d'investissement en retenant l'hypothèse que cette dépense est la promesse de marchés futurs. Enfin, la diffusion des valeurs démocratiques passe certainement plus par la persuasion douce des élites en devenir que par le discours lénifiant et intrusif de vieilles puissances coloniales…
Le citoyen et l'universitaire que je suis souhaite néanmoins soulever la question suivante : le financement des études d'enfants issus de milieux relativement favorisés d'un pays connaissant une croissance annuelle à deux chiffres (et dont il devient difficile de prétendre qu'il est encore un pays en voie de développement) par le citoyen d'un Etat qui vit au-dessus de ces moyens depuis trente ans et qui connaît la pire crise économique de son histoire récente a-t-il un fondement économique, politique ou philosophique ? Je sais ne pas pouvoir compter sur le système universitaire français pour apporter une réponse lucide et objective à cette question : les moyens attribués aux établissements demeurant largement fondés sur les effectifs d'étudiants et sur leur réussite aux examens, l'incitation à réguler les flux d'étudiants chinois sera toujours marginale. En outre, les réponses que l'on peut préconiser – limites quantitatives ou modulation des droits d'inscription universitaires en fonction de la nationalité ou des revenus des parents – sont tellement sulfureuses que les universitaires soucieux de leur respectabilité n'ont guère intérêt à les suggérer. Il est donc opportun que le législateur s'empare de cette question et que la tradition d'accueil d'étudiants étrangers en France ne soit pas remise en cause, à terme, par les errements d'une Université devenue auberge chinoise…
Jean-Pascal Gayant est professeur de sciences économiques, ancien doyen de faculté et ancien vice-président d'université.
Le Monde.fr
Compétition mondiale entre les facs
Sur le marché de l’enseignement supérieur, les Asiatiques menacent l’Occident. Tous les grands établissements tentent d’attirer les meilleurs étudiants en ouvrant des campus délocalisés.
Sur fond de musique techno, de jeunes Asiatiques dansent, jouent de la guitare et lèvent le poing en rythme. Ce n’est pourtant pas un clip de rock, mais une publicité qui figure dans la nouvelle campagne du gouvernement américain pour attirer les étudiants chinois dans les établissements d’enseignement supérieurs du pays. Le clip, qui a été vu à la télévision par plus de 180 millions de Chinois, montre aussi des étudiants prenant des notes en cours, jouant dans une fanfare et encourageant l’équipe sportive de l’université. Le message : les Etats-Unis aiment les étudiants chinois. C’est la première fois que Washington fait une telle promotion à l’étranger de son système éducatif, confie Frank Lavin, le ministre du Commerce international, qui dirige la campagne. “Attirer les meilleurs étudiants du monde est plus difficile que jamais, explique-t-il. Nous faisons donc un effort particulier pour les toucher.”
Elle est loin, l’époque où les meilleures universités du monde – Harvard et Yale, Cambridge et Oxford – pouvaient se reposer sur leurs lauriers et laisser les meilleurs étudiants venir à elles. Aujourd’hui, le paysage éducatif est bouleversé par toute une série de tendances. Les gouvernements de toute la planète, en particulier en Chine et en Inde, injectent des sommes sans précédent dans la construction et l’amélioration de leurs universités et consacrent des millions de plus à vendre celles-ci à l’étranger. L’Europe unifie son système éclaté pour le rendre plus attirant [dans le cadre du processus de Bologne, qui met en place d’ici à 2010 une structure en deux cycles des études supérieures et un système commun de crédits pour faciliter la mobilité des étudiants]. Dans les pays en développement, des universités privées apparaissent là où il n’y en avait jamais eu. L’enjeu de cette compétition est de taille : à l’heure où le nombre d’étudiants tournés vers l’international augmente de façon exponentielle, les écoles et les pays doivent tout mettre en œuvre pour les attirer pour des raisons qui sont autant économiques qu’intellectuelles. Dans de nombreux pays, la diminution du budget de l’éducation rend les étrangers qui paient des frais de scolarité d’autant plus intéressants. Et importer du capital intellectuel – ou lutter contre la fuite des cerveaux – peut rapporter gros.
le monde de l’enseignement sera bientôt multipolaire
Ceux qui sortiront vainqueurs de cette course mondiale auront des étudiants issus de toutes les cultures, des campus étrangers d’élite, des diplômes reconnus internationalement et des cours en anglais – la langue mondiale des affaires, de la recherche et de la technologie. Les Etats-Unis restent pour le moment le leader incontesté : ils occupent en permanence environ la moitié des places dans la plupart des classements des 100 meilleures universités réalisés dans le monde. Mais ils ont contribué à durcir la concurrence. Les attentats du 11 septembre 2001 ont en effet provoqué un resserrement du nombre de visas délivrés aux étudiants et donné l’impression que les étrangers n’étaient plus les bienvenus aux Etats-Unis. Le problème a été aggravé par une baisse du financement par l’Etat des universités publiques, qui a affaibli les établissements de second rang. Dans les trois ans qui ont suivi les attentats, le nombre d’étudiants étrangers inscrits aux Etats-Unis a baissé de 2,4 % par an – pour la première fois depuis trente-deux ans. Cependant, la tendance s’inverse. Et c’est loin d’être négligeable : pour la seule année dernière, les étudiants étrangers de l’enseignement supérieur ont apporté plus de 14 milliards de dollars à l’économie américaine en frais de scolarité et en dépenses quotidiennes.
Quoi qu’il en soit, à l’avenir, le monde de l’enseignement sera probablement multipolaire. Entre 2000 et 2004, la part des Etats-Unis sur le marché croissant des étudiants étrangers – ils sont aujourd’hui plus de 2,5 millions dans le monde – est passée de plus d’un quart à un cinquième. Entre 2000 et 2005, ce pays n’a attiré que 17 % d’étudiants supplémentaires, contre 81 % pour la France et 108 % pour le Japon, selon l’American Council on Education.
De manière générale, les universités qui s’en tirent le mieux montent des avant-postes à l’étranger et des diplômes communs. Le très coté Institut européen d’administration des affaires (INSEAD), une école de management [privée, située à Fontainebleau], par exemple, permet à ses étudiants de passer librement de son campus français à celui de Singapour. Cela marche si bien que l’INSEAD a lancé en juin un master of business administration (MBA) avec l’université Qinghua, en Chine.
Cette approche séduit de plus en plus. Selon un rapport de l’American Council on Education publié en mai dernier, 131 établissements indiens ont noué des liens avec des universités étrangères, et près de la moitié des établissements d’enseignement supérieur britanniques proposent des cursus en Chine. Une demi-douzaine d’universités américaines ont des sites, des laboratoires de recherche ou des partenariats avec Singapour. D’après Allan Goodman, le président de l’Institut pour l’éducation internationale [un organisme américain], c’est exactement ce qu’il faut faire pour rester compétitif. “Les campus devraient avoir leur propre politique étrangère et demander à chaque étudiant de se faire établir un passeport plutôt qu’une carte d’étudiant”, ajoute-t-il.
L’implantation physique à l’étranger est plus importante que jamais. Les pays asiatiques, qui sont les plus gros exportateurs d’étudiants étrangers en Occident, injectent d’importantes ressources dans leurs universités pour tenter d’empêcher la fuite des cerveaux. La Chine consacre aujourd’hui 0,5 % de son produit intérieur brut à l’enseignement supérieur, mais prévoit de faire passer ce taux à 4 % dans les années à venir – ce qui serait bien supérieur au 1,1 % européen et même aux 2,7 % américains. La Malaisie compte devenir un pôle international accueillant 100 000 jeunes étrangers – soit deux fois plus qu’aujourd’hui – d’ici à 2010. Pour attirer les meilleurs professeurs, les universités de Singapour offrent des salaires dignes des meilleurs établissements américains : les jeunes universitaires peuvent gagner plus de 180 000 dollars (123 000 euros) par an.
Pour séduire les étudiants, nombre d’établissements asiatiques de pointe se sont mis en outre à proposer des cursus en anglais, ce qui menace l’un des plus grands avantages dont jouissaient les Etats-Unis et le Royaume-Uni. En Corée du Sud, l’Underwood International College, la Korea University et la Ewha Woman University ont créé des licences en anglais. L’université Waseda, au Japon, possède une faculté qui enseigne dans cette langue depuis 2004. Et nombre des meilleurs établissements chinois, dont l’université de Pékin, augmentent également leur offre chaque année.
Ces efforts paient, comme le montre le nombre d’institutions qui poussent comme des champignons dans toute l’Asie. “Le rythme auquel la Chine et l’Inde fondent des établissements d’enseignement supérieur est tout à fait stupéfiant”, déclare Bernd Wachter, le directeur de l’Association de coopération académique de Bruxelles [une association à but non lucratif européenne consacrée à l’internationalisation de l’enseignement]. “Et il n’y a pas que la quantité, il y a aussi la qualité.” De fait, ces nouveaux venus rencontrent déjà un tel succès que le commissaire européen à l’Education a récemment prévenu que les universités britanniques, françaises et allemandes risquaient d’ici dix ans d’être dépassées par leurs concurrentes chinoises et indiennes si elles ne se modernisaient pas.
Si les grandes universités américaines et britanniques conservent encore le monopole des diplômes prestigieux, ce n’est pas le cas des établissements moins cotés. “L’Australie, le Canada, la Russie et Hong Kong sont aujourd’hui très courus”, confie Catharine Stimpson, la doyenne de la New York University. “Tout le monde veut aller partout.” Et, à terme, c’est exactement ce que les établissements les plus cotés permettront à leurs élèves.
Emily Flynn Vencat
Coopérations scientifiques et universitaires en Chine du sud
UNIVERSITE SUN YAT-SEN
| Domaine d’études/de recherches | Etablissements français | Etablissements chinois | Type de formation/ de coopération | Programme actif depuis |
|---|---|---|---|---|
| Etudes françaises | Lyon 3 | Département de français | Obtention d’un double diplôme ; chinois et français. Niveau Licence et Master | Depuis 2007 |
| Economie | EM Lyon IAE Lyon 3 | Institut Lingnan | Formation délocalisée | Depuis 1998 |
| Economie | EM Lyon | Institut Lingnan | Echange d’étudiants | Depuis 2003 |
| Economie/gestion | ESLSCA | Institut Lingnan | Echange d’étudiants | Depuis 2004 |
| Gestion/marketing/ négociation |
NEGOCIA | Institut Lingnan | Echange d’étudiants | En projet |
| Gestion/marketing | ESCP-EAP | Institut Lingnan | Echange d’étudiants | Depuis 2008 |
| Gestion | IAE Aix-en-provence (Univ. Aix-Marseille 3) | Institut Lingnan | Echange d’étudiants3 à 5 par an | Depuis 2004 |
| Etudes politiques | IEP Aix-en-Provence (Univ. Aix-Marseille 3) | Départements des études politiques | Echange d’étudiants | Depuis 2001 |
| Gestion | ESC Troyes | Institut de gestion | Echange d’étudiants | Depuis 2001 |
| Gestion | ESSCA | Institut de gestion | Echange d’étudiants Discussion double diplôme en cours | En projet |
| Economie/ Sociologie | Université Lyon 3, IRD | Département de sociologie | Formation de doctorants | Depuis 2004 |
| Sociologie | ENS (Ulm) | Département de sociologie | Séminaires, échange d’étudiants (doctorat) | En projet |
| Droit | Lyon 3 | Faculté de droit | Formation conjointe et co-diplômante 2+2 | Depuis 2005 |
| Tourisme | Université d’Angers (ESTHUA) | Institut du tourisme/ Garden Hotel | Formation conjointe (3+2 ou 4+1)/ stagiaires | Depuis 2004 |
| Pharmacie | Université de Franche-Comté | Département de pharmacologie | Recherche | Actif |
| Mathématique | ENSIHESUniversité Joseph Fourrier Grenoble | Département de mathématique | Formation en partenariat 2 ateliers en Ch2 doctorants ch en Fr3 profs ENS en Ch3 profs SYS en Fr | Depuis 09/2005Centre franco-chinois |
| Géomatique | Groupe SIGMA (INSA le Havre) | Département de géographie | Master international en géomatique | Signé en décembre 2005 |
| Ingénierie | Université Paris 11 (Orsay) | Ecole de formation d’ingénieur | Master | En projet |
| Ingénierie | N+I | Université Sun Yatsen | Accord cadre | Signé en novembre 2003 |
| Toutes disciplines | Université Lyon 3 | Université Sun Yatsen | Accord cadre | Depuis 2005 |
| Toutes disciplines | Université Paris 10 | Université Sun Yatsen | Accord cadre | En projet |
| Géologie | Université Montpellier 2 | Département de Science de la Terre | 2 thèses en cotutelle | Depuis 2003 |
| Environnement | Université de Savoie | Ingénierie d’environnement | 2 ateliers1 thèse en cotutelle | Depuis 2003 |
| Sciences de la Vie | INSA Lyon | Département de Sciences de la Vie | 2 ateliers1 PRA1 thèse en cotutelle | Depuis 2003 |
| Médecine | INSERM | Centre du Cancer | 1 PRA1 atelierLaboratoire conjoint en projet | Depuis 1996 |
UNIVERSITE DES ETUDES ETRANGERES DU GUANGDONG
| Economie/ gestion | EuroMed | Département de français | Formation co-diplômante (CESEM) | Depuis 2003 |
| Economie/ gestion | Audencia | Département de français | Echange d’étudiants | Depuis 2001 |
| Economie | INALCO | Département de français | Réseau ERAMUS recherche | En suspens car sans financement |
| Logistique | Université Aix-Marseille 2 | Département de français | Echange d’étudiants | Signée en 2005 |
| Communication | Université Grenoble 3 | Département de français | Formation en partenariat | Depuis 2000 |
| Linguistique | Université Aix-Marseille 1 | Département de français | Echange d’étudiants | Depuis 2004 |
| Etudes européennes | IREA – Université Aix-Marseille 3 | Centre d’études européennes | Echanges de professeurs et de chercheurs, organisation de séminaires | Depuis 2006 |
| Toutes disciplines | Université Paris 5 | Département de français | Accord cadre pour la recherche | Statut quo |
UNIVERSITE DE TECHNOLOGIE DE CHINE DU SUD
| Ingénierie | Réseau Polytech’ | Faculté d’ingénierie | Centre franco-chinois | Voir ci-dessous |
| Ingénierie | N+I | Relations Internationales | Accord cadre | 2003 |
| Chimie | INSA Lyon | Laboratoire des polymères | Collaborations de recherche | En projet |
| Architecture | Ecole d’Architecture de Lyon (EAL) | Faculté d’architecture | Ateliers/ visite d’étudiants | Deux ateliers depuis 2004 |
| Economie/ gestion | ESIGEC (ESC Chambéry) | Non spécifié | Mémorandum de coopération | Depuis 2003 |
| Economie/ gestion | CERAM Sophia Antipolis, Nice | Non spécifié | MoU, échange d’étudiants | Depuis 2004 |
AUTRES UNIVERSITES DU GUANGDONG (CANTON, SHENZHEN, WUYI)
| Tourisme | Université d’Angers (ESTHUA) et de Nice (IUP)/ DRIC |
Université de Canton | Institut franco-chinois du tourisme Centre de formation en partenariat | Depuis 2001, reconduit pour 3 ans (jusqu’en 2009) |
| Tourisme | Université de Perpignan | Université de Canton | Institut franco-chinois du tourisme | Depuis 2003 |
| Administration | Institut d’administration régional de Lyon | Institut d’administration du Guangdong | Conférences et formation continue | Depuis 2002 |
| Droit, sciences politiques et sociales | Paris 13 | Université de commerce du Guangdong | Accueil individuel d’étudiants en France, sans accord cadre | Statut quo |
| Finance, gestion | ESC Dijon | Université des finances du Guangdong | Echanges d’étudiants | En discussion |
| Gestion/marketting/ négociation |
NEGOCIA | Université Normale de Chine du Sud | Formation conjointe 2+2 | En projet |
| Ingénierie | N+I | Université d’agriculture de Chine du Sud | Accord cadre | 2003 |
| Ingénierie textile | Ecole nationale supérieure des arts et industries textiles (ENSAIT) | Université de Wuyi (district de Jiangmen) | Double diplôme, échange d’étudiants. | Actif |
| Agronomie | Agropolis Montpellier/ INRA/ CIRAD | Université d’agriculture de Chine du Sud | Etude du génome du riz | Recherche |
| Biologie, chimie | Université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand 2 | Université de Shenzhen | Echange d’étudiants | Master |
| Langue FLE | Université Lyon 3 | Institut professionnel et technique de Shenzhen | Envoi des étudiants de la filière courte en 3 ans | Depuis 2004 |
| Toutes disciplines | Université catholique de Lyon | Université de Jinan | Echange d’étudiants | Depuis 2004 |
PROVINCE DU FUJIAN
UNIVERSITE DE XIAMEN
| Architecture/génie civil | ENSA de Bretagne (Ecole Nationale Supérieure d’Architecture) | Département d’architecture et de génie civil | Echanges d’étudiants | Depuis décembre 2006 |
| Chimie | Université Louis Pasteur (école européenne de chimie, polymères et matériaux) | Collège de chimie et génie mécanique | Echange d’étudiants et double diplôme | Actif |
| Chimie | ENSINSA LyonCollège de France | Département de chimie | Labo international associé XiamENS Nanobiochimie1 Atelier | Actif |
| Logistique, Management international, Affaires maritimes | Université du Havre | Département de français | Envoi d’étudiants chinois | Depuis 2006 |
| Logistique, administration | Université de Rouen | Département de français | Consortium de 7 universités pour échanges d’étudiants, de professeurs et de chercheurs | Depuis mai 2005 |
| Langue | Université de Franche-Comté (CLA) | Département de français | Envoi d’étudiants chinois | Actif |
| Droit | Université Paris 10 | Département de droit | Accord cadre Formation conjointe Double Master de droit chinois et droit français 2+2 | Juin 2005 |
| Langue | Université de Caen | Département de français | Accord cadre Echange d’étudiants | Février 2009 |
UNIVERSITE DE FUZHOU
| Photocatalyse | ESCPE à Lyon | Département de chimie | Echange de professeurs et thèse en co-tutelle | Actif |
| Protection de l’environnement | Université de Rouen et la SOMECA | Organisation d’un séminaire sur le traitement des déchets |
PROVINCE DE HAINAN
| Toutes disciplines | Université Lyon 3 | Université de Hainan | Accord cadre | Juillet 2004 |
| Toutes disciplines | Université de Perpignan | Université de Hainan | Convention d’entente | Mars 2003 |
| Tourisme | Réseau des lycées hôteliers (Lycée René Auffray, Clichy) | Institut polytechnique de Haikou | Formation d’étudiants chinois/ accueil de stagiaires français | 2001 |
| Tourisme | Université de Perpignan | Institut polytechnique de Haikou | Formation d’étudiants chinois/ accueil de stagiaires français/ formation délocalisée | En projet |
| Biologie | IRD MontpellierCIRAD | CATAS | Recherche |
PROVINCE DU GUANGXI
| Biologie | INRA Toulouse | Université du Guangxi Institut de Génétique Moléculaire | 1 PRA1 Atelier | |
| Electronique | Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) | Université d’électronique de Guilin (GUET) | Echange d’étudiants | Depuis 2005 |
| Génie électrique | IUT de Nancy | Université d’électronique de Guilin (GUET) | Formation conjointe 2+2 | Depuis novembre 2005 |
| Langue FLE | Université de la Rochelle | Université des minorités du Guangxi | Echange d’étudiants | Statut quo |
| Toutes disciplines | Université Jean Moulin, Lyon 3 | Ecole supérieure de technologie d’aerospace de Guilin | Echange d’étudiants | Depuis 2008 |
Classement de Shanghaï : une université française dans les quarante premières
Le verdict est tombé. Le classement de Shanghaï des 500 meilleures universités en recherche vient d'être publié pour 2009. Présenté officiellement le 4 novembre, il est d'ores et déjà accessible en ligne.
L'université Jiao Tong a pour la première fois retenu une française dans son "top 40". Pierre-et-Marie-Curie (Paris-VI) arrive en effet 40e, améliorant son score de deux places par rapport à 2008. Autre évolution positive, l'université Paris-Sud (Paris-XI) passe de la 49e à la 43e place, faisant un bond assez exceptionnel. L'Ecole normale supérieure (ENS) vient compléter ce trio gagnant en décrochant une 70e place et en améliorant du même coup son score de deux places depuis 2008.Entre 2003, date du premier classement chinois, et cette année, ces établissements ont gagné respectivement 25 places, 29 places et plus d'une trentaine pour l'ENS.
CINQUIÈME NATION
Ce classement, fondé exclusivement sur des critères liés à la recherche dans le domaine des sciences exactes et des sciences de gestion, reste très largement dominé par les américaines. Harvard, Stanford, Berkeley confisquent, en effet, les trois premières places du classement mondial. Plus généralement, les américaines occupent 17 des 20 premières places, laissant des miettes aux traditionnelles britanniques que sont Cambridge (4e) et Oxford (10e) et à l'université de Tokyo au Japon.
Derrière le trio des parisiennes, d'autres françaises tirent leur épingle du jeu. Strasbourg, Paris-VII, Grenoble-I et Paris-V s'installent entre la 100e et 200e place. Et, au total, ce sont 23 universités hexagonales qui sont classées dans les 500 meilleures au monde, positionnant la France à la 5e place des nations.
L'intérêt de ce millésime 2009 réside surtout dans la publication de classements spécifiques dans cinq grandes disciplines : chimie, physique, mathématiques, informatique et économie-gestion. Et ce détail illustre assez bien les forces et les faiblesses de l'université française. En mathématiques, champ traditionnel d'excellence de la recherche française, sept universités occupent les 100 premières places. Derrière Princeton se distinguent Paris-XI (6e) et ses médailles Fields; Paris-VI (7e); Paris Dauphine (35e) et l'ENS (47e). Au-delà de la 50e place, mais avant la 100e, on trouve Polytechnique, Rennes-I, Strasbourg et Aix-Marseille-I. "En mathématiques ou en physique, ce genre de classement nous permet de valider les axes forts sur lesquels on travaille", assure Guy Couarraze, président de Paris-Sud.
En physique, Paris-Sud pointe à la 19e place d'un classement dominé par Harvard, quand l'ENS (34e), Grenoble-I et Paris-VI viennent compléter ce palmarès disciplinaire. En chimie, c'est Strasbourg qui se pose en première française. Avec son Prix Nobel, Jean-Marie Lehn, la grande université de l'Est s'installe à la 15e place d'un classement là encore écrasé par Harvard.
Côté faiblesses, les hexagonaux ne brillent ni en économie et gestion ni en informatique. L'Insead, l'école de commerce de Fontainebleau (40e), et l'université Toulouse-I (entre les 76e et 100e places) sont les seules à s'illustrer en économie. Et en informatique, aucune française n'arrive dans le "top 100". Et pour cause, dans ces disciplines, la recherche se fait ailleurs qu'à l'université.
Sur Internet : www.arwu.org
Le plus grand réseau culturel du monde
La France consacre plus de 375 millions d'euros à son réseau culturel à l'étranger. C'est plus que le budget de l'Espagne pour l'Institut Cervantès (89 millions), que l'Allemagne pour les instituts Goethe (180 millions) et que la Grande-Bretagne pour le British Council (230 millions). Mais, sur un plan quantitatif, alors que d'autres pays (Espagne, Chine) déploient leur réseau, la France réduit le sien (de 173 en 1996 à 144 en 2008).
« Nos centres culturels ne rayonnent pas en dehors du premier cercle : les partenaires habituels, les francophones, les amoureux de la France, qui nous sont acquis et dont nous sommes les prisonniers », regrette Adrien Gouteyron dans son rapport sénatorial. D'où la préconisation de « concevoir les programmations culturelles “hors les murs” et transférer les budgets dans des partenariats montés par les institutions des pays d'accueil, en relation avec nos artistes en France ». « N'enfermons pas les artistes dans des lieux, investissons les institutions locales », plaide en ce sens Pascal Desrousseau, administrateur de la commission des finances.
Le rôle des centres culturels doit donc, « sur le modèle des Alliances françaises, se recentrer sur les cours de langue, à condition d'être en mesure de s'autofinancer ». L'enjeu, souligne le sénateur de Haute-Loire, « réside dans la présence culturelle, pas dans le lieu ». Quant au conseiller culturel, « il redevient essentiel, assure un rôle de passeur, entre les institutions et industries culturelles de notre pays et celles du pays d'accueil ». Dernière préconisation : « une meilleure hiérarchisation des pays d'implantation ». En Europe, le premier budget culturel est l'Italie avec la Villa Médicis.
http://www.lefigaro.fr
Musique franco-chinoise !
Dantès, ou Dai Liang 戴亮 en chinois mandarin est un auteur compositeur interprète français. Son album Parfums d’Extrêmes, est sorti en Chine en 2006. Artiste interculturel français qui entremêle le son de la langue chinoise, la pensée française et l’appréciation pop rock de la musique, Dantès, sinologue de formation (un mémoire de DEA La production de disques pop rock à la fin du XXe siècle, Université Jean-Moulin - Lyon-III, une thèse de doctorat, L’industrie musicale au début du XXIe siècle siècle en Chine, Université Lyon 3 Jean-Moulin), est accueilli avec succès par les médias chinois. L’album, le premier dans sa catégorie, permet à Dantès d’être invité à plusieurs reprises dans les émissions les plus prestigieuses et les plus largement diffusées sur le territoire national chinois. Depuis 2006, de nombreux médias considèrent Dantès comme étant le premier étranger qui écrit, compose et interprète ses chansons en chinois. En 2006, Dantès fait un concert à l’Alliance française de Shanghai : un succès qui confirme la pertinence de son innovation musico-culturelle. En janvier et février 2007, Dantès est invité sur les chaînes nationales chinoises CCTV-4 et CCTV-3 pour interpréter ses titres. En avril et mai 2007, les villes de Suzhou et Hangzhou organisent des conférences de presse pour Dantès, invité aux journaux télévisés. De nombreux magazines spécialisés et tous publics, indépendants et non-indépendants, écrivent sur Dantès. En outre, Dantès est interviewé en mars 2007 durant plus d’une heure par les plus grandes émissions radio de Shanghai (Love Radio), de Suzhou, de Hangzhou, ainsi qu’à la radio française de Pékin (RCI). En 2008 Dantès est régulièrement invité à la télévision en langue anglaise de Shanghai (ICS) pour interpréter ses chansons ou parler de l’inter-culturalité. La chaîne chinoise Channel Young lui offre différent rôles de présentateur d’émissions. Cette même année la chaine satellite Dragon TV diffuse Xia you Dailiang, reportage sur l’artiste et son travail. Des médias français commencent à s’intéresser à la démarche de Dantès. Fin 2008, Dantès valide sa thèse de doctorat sur l’industrie du disque en Chine à l’Université Jean Moulin Lyon 3. En 2009 Dantès sort Dailiang chez la maison de disque chinoise Jiesheng, son deuxième double album chinois-français où il intègre à ses chansons pop rock des aspects de la musique traditionnelle chinoise tels la flûte dizi, la vièle erhu ou l’opéra de Pékin. Le disque sort la même année en France sous le label Mosaic. Dantès apparait sur de nombreuses scènes chinoises. Il fait aussi quelques scènes françaises.
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- 2006 : Parfums d’Extrêmes 我记得你 (Chine, Zhongguo kexue)
- 2007 : Parfums d'Extrêmes 我记得你 (Chine, Jiesheng)
- 2009 : Dailiang 下有戴亮 (Chine, Jiesheng)
Visiter son site : http://www.dantesdailiang.com/ Lire la suite »

