03
jan.

La francophobie ça existe (par Milan Kundera)

Dans France, 70 lectures

Par mes expériences et mes goûts, je suis un centre-européen. J'ai été formé beaucoup plus par Janacek, Kafka, Musil, que par Debussy ou Proust. Mais, au milieu de ma vie, ma femme et moi avons émigré en France. Cet événement est le plus décisif de toute mon existence, il est la clé de ma vie comme de mon travail.

En Amérique, il y a quelques années, est paru en livre une bibliographie me concernant. On n'y trouve presque rien de ce que j'ai fait en France, de ce qu'on a écrit ici sur moi. Et pourtant, c'est en France que j'ai vécu la plus importante partie de ma vie d'adulte. Ici, pendant dix-huit ans, j'ai eu mon petit séminaire et mes élèves. C'est ici que j'ai noué les amitiés qui me sont les plus chères, que j'ai écrit mes livres les plus mûrs, ici aussi que j'ai été compris plus tôt et mieux qu'ailleurs.

Et surtout, c'est ici que se trouve ma maison d'édition, qui, depuis vingt ans, publie, en premier, mes livres, dans la seul e version entièrement autorisée. Je dis seule version autorisée parce que, vers 1985, j'ai repris la traduction française de tous mes romans, phrase par phrase, mot par mot. C'était un travail intense de deux ans. Depuis lors, je considère le texte français comme le mien et je laisse traduire mes romans aussi bien du tchèque que du français. J'ai même une légère préférence pour la seconde solution.

Car, en faisant la révision des traductions de livres que je n'avais pas relus depuis longtemps, je ne pouvais m'empêcher de préciser ça et là une idée, de biffer une phrase, d'en ajouter une autre. Mon éditrice tchèque, qui, depuis deux ans, publie progressivement tous mes romans, trouve parfaitement naturel de prendre l'édition française comme modèle. Quand je prépare pour elle le texte, je le compare à la version française pour y incorporer les menus changements survenus entre-temps. Voilà pourquoi on peut facilement imaginer ma colère quand j'ai constaté que, dans plusieurs pays asiatiques, on avait traduit mes romans - à mon insu - d'après les traductions américaines !

Quand un éditeur chinois, un universitaire américain, feignent de ne pas apercevoir la place qu'occupe la France dans mon travail, est-ce une ignorance ? Ou est-ce autre chose ? Quand je voyage, j'entends partout, comme un refrain : "La littérature française ? Elle ne représente plus rien." Une sottise, dira-t-on. Mais ce qui rend la sottise importante, c'est la délectation avec laquelle elle est prononcée. Car la francophobie, ça existe. C'est la médiocrité planétaire voulant se venger de la suprématie culturelle française qui a duré des siècles. Ou bien, peut-être, est-ce, au-delà de notre continent, une forme de rejet de l'Europe.

L'arrogance francophobe m'offense personnellement, comme m'offensait l'arrogance des grands à l'égard du petit pays d'où je viens. Qu'on me pardonne d'être sentimental. Quand j'ai fini, en 1971, La valse aux adieux, j'étais profondément persuadé d'avoir mis un point final à ma carrière littéraire. C'était l'occupation russe, la période la plus dure de ma vie. Jamais je n'oublierai que seuls les Français me soutenaient alors. Claude Gallimard venait voir régulièrement son écrivain praguois qui ne voulait plus écrire. Dans ma boîte, pendant des années, je ne trouvais que des lettres d'amis français. C'est grâce à leur pression affectueuse et opiniâtre que je me suis enfin décidé à émigrer. En France, j'ai éprouvé l'inoubliable sensation de renaître. Après une pause de six ans, timidement, je suis revenu à la littérature. Ma femme, alors, me répétait : "La France, c'est ton deuxième pays natal." 

Milan Kundera

paru dans le journal Le Monde en 2009

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22
déc.

Signez l’appel : L’université est universelle, notre matière grise est de toutes les couleurs !

Dans FLE, 66 lectures

Signez la pétition el ligne : http://www.universiteuniverselle.fr/

Ils sont étrangers, sont venus étudier en France, souvent avec talent, allaient créer leur entreprise, participer à la recherche française ou avaient une promesse d’embauche dans une entreprise française … et ne peuvent plus le faire. Ils rentreront chez eux, et il est peu probable que l’envie les reprenne un jour de venir voir en France s’il y fait bon vivre. La raison de ce divorce ? Une circulaire, publiée en mai dernier par notre ministre de l’Intérieur, Claude Guéant pour mettre en oeuvre la politique anti-immigration de Nicolas Sarkozy.


La circulaire du 31 mai 2011 rappelle explicitement que « le nombre d’étrangers entrant en France pour motif professionnel (…) doit diminuer ». Pour cela, il ne doit plus être accordé « aucune facilité particulière dans l’examen de la procédure de délivrance d’une autorisation de travail » aux étudiants étrangers. Il est donc plus difficile pour les étrangers ayant étudié en France d’obtenir après leurs études une autorisation de travail. Il sera aussi plus difficile de venir étudier en France, et déjà des doctorants se voient refuser le renouvellement de leurs titres de séjour. Le message de la circulaire est clair : étranger, ne viens pas étudier chez nous, et n’espère pas trouver un emploi au terme de tes études. Employeur français, tu n’embaucheras pas d’étranger. Peuple de France, tes dirigeants veillent sur tes emplois ! Préférence nationale ! La France aux Français !


Nous protestons de toutes nos forces, avec le Collectif du 31 mai, pour le retrait de cette circulaire. Il est temps de rappeler que l’idée qu’elle véhicule est aussi mensongère que dangereuse. Dire que l’embauche d’un étranger prend l’emploi d’un citoyen français, c’est faux ! C’est un mensonge éhonté ! Un diplômé étranger travaillant en France, c’est quelqu’un qui paye ses impôts en France, qui consomme en France, qui achète en France, qui soutient l’emploi et la consommation en France. S’il devient chef d’entreprise, c’est quelqu’un qui embauche en France. S’il retourne dans son pays, c’est quelqu’un qui sait que la France est ouverte sur le monde et développe avec la France les échanges, le commerce. La France gagne à recevoir des étudiants étrangers. Les étudiants étrangers ne sont pas une menace pour la France, ils sont une chance. Les universités le savent très bien : la France doit recevoir plus d’étudiants étrangers. C’est aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, au Canada, en Australie et maintenant même en Chine, que les étudiants étrangers apportent leur créativité, leur savoir-faire, leur énergie, leurs découvertes et leurs dépôts de brevets.


Nous demandons l’abrogation de la circulaire Guéant, moralement méprisable, économiquement suicidaire. Nous appelons les chefs d’entreprise comme les universitaires à soutenir publiquement cette demande. Nous prenons l’engagement de soutenir les actions du collectif du 31 mai dans son combat contre des mesures dont l’absurdité le dispute à l’indignité, et de parrainer les diplômés étrangers en les aidant concrètement dans leurs démarches dans les préfectures, à les protéger, à faire tout ce qui est en notre possibilité pour qu’ils puissent rester dans notre pays et lui apporter leur richesse, car la matière grise est de toutes les couleurs.

http://www.universiteuniverselle.fr/

 

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19
oct.

Nouveau site web pour les professeurs de FLE en Chine

Dans Chine , 297 lectures

Le site fle.faguowenhua.com, site remplace l'ancien site fle-chine.org. Vous y trouverez :

1. la rubrique « actualités » traitant des activités organisées par l’Institut Français. Vous y retrouverez une rubrique emploi.

2. Des articles de fonds écrits par vous-même (pour cela merci de m’envoyer vos articles) ou par des spécialistes internationaux dans la rubrique « enseignement »

3. La rubrique « recherche scientifique » qui donne des conseils sur la publication d’articles et vous propose un certain nombre d'appel à communication pour vous permettre de publier vos recherches ( Synergie Chine / Revue Croisements / Revue du Français dans le Monde).

4. La rubrique « pédagothèque » permet, d’une part, de télécharger des fiches pratiques (merci d’envoyer également vos contributions) et, d’autre part, de commander des ouvrages (uniquement si vous êtes enseignant dans un établissement d'enseignement public chinois).

5. La rubrique «bourses et aides » est destinée à présenter les moyens que le secteur linguistique peut apporter aux enseignants et aux étudiants chinois.

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19
oct.

Un aperçu de l’état du français en Chine

Dans Chine , 224 lectures

La Chine compte déjà plus de 100 000 apprenants de français en progression accélérée depuis le début des années 2000 : plus de 6 000 dans le secondaire, 30 000 à l’université, plus de 25 000 dans le réseau des Alliances françaises et au moins autant dans les structures privées et semi-privées. Il faut ajouter à cela le nombre toujours croissant de Chinois qui apprennent le français par eux-mêmes, que l’on estime à 15 000 personnes. On recense environ 800 professeurs, et environ 200 lecteurs/experts de/en français recrutés directement par les universités aux conditions locales. Environ 20 000 étudiants apprennent le français LV2 dans 175 établissements supérieurs. La majorité des apprenants de français dans les disciplines du niveau supérieur y est composée de spécialistes d’autres disciplines que le français. De même, ces dernières années ont connu une croissance sans précédent du nombre de départements universitaires de français. Au nombre de 30 en 2002, ils sont plus de 90 en 2010, soit une augmentation de plus de 200 % en 8 ans. La Chine est ainsi le pays dont le nombre de département de français augmente le plus fort et le vite au monde. Jusqu’il y a peu, la société chinoise mettait l’accent quasiment uniquement sur l’apprentissage de la langue anglaise. Mais avec le développement de la société, les jeunes Chinois éprouvent l’envie et le besoin de diversifier leurs compétences linguistiques, et le français est la langue étrangère choisie en priorité en tant que deuxième langue. Un chiffre est révélateur de la forte demande de la société chinoise : la méthode « Reflets », une méthode d’apprentissage du français basée sur la vidéo et la vie quotidienne des Français, importée en Chine par la maison d’édition de l’Université des Langues étrangères de Pékin, s’est déjà vendue 180 000 exemplaires en cinq années au niveau débutant. Les acheteurs sont pour la plupart des personnes individuelles, qui ont envie d’apprendre non seulement la langue française, mais aussi de découvrir la richesse de la vie sociale et de la culture française.

Le rôle des Alliances françaises est essentiel en Chine dans cette diffusion de la langue et de la culture, qui sont indissociablement liées. A présent, le réseau des Alliances Françaises compte 15 établissements (y compris Hong-Kong et Macao). Chaque année, le réseau des Alliances Françaises organise 325 événements culturels, qui attirent 40 000 spectateurs, principalement chinois, dans un esprit de dialogue interculturel.

La langue française, est un formidable outil de dialogue multiculturel, sont organisés chaque année en Chine de nombreux événements pour promouvoir la francophonie et les cultures francophones. La Fête de la francophonie attire chaque année en mars 15 000 spectateurs, et près de 3 000 jeunes Chinois y donnent le meilleur d’eux-mêmes pour remporter le concours de la chanson française. Pour la première fois, en 2010, l’Institut chinois de Diplomatie a directement pris part aux festivités francophones de la Fête de la francophonie en organisant un colloque portant sur les regards croisés entre la Francophonie et la Chine sur les concepts de diversité culturelle et de société harmonieuse.

http://fle.faguowenhua.com

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19
avr.

Les instituts Confucius

Dans France, 736 lectures

Grâce à l’influence croissante de la civilisation chinoise dans le monde, les Instituts Confucius, centres culturels chinois à l’étranger, chargés de promouvoir la culture et la langue chinoise, ont vu le jour en 2004.

Les Instituts Confucius offrent de nombreuses formes d’apprentissage :

- enseignements dans un cadre universitaire, secondaire et élémentaire,
- préparation aux examens pour les diplômes,
- pratiques professionnelles du chinois dans de nombreux domaines (affaires, juridique, finance…).

En plus de l’apprentissage de la langue chinoise, il est possible de participer à des conférences sur la Chine, animées par des sinologues.

Les matériaux proposés s’adaptent aux diverses méthodes de travail (à distance, multimédias, cours individuels ou collectifs). En plus de ces nombreux outils présents sur place, les Instituts organisent aussi des coopérations avec des universités chinoises.


Les prestations offertes par chaque Institut :

- Fournir l’accès de l’apprentissage du chinois à tous.
- Former des professeurs à l’enseignement du chinois.
- Développer la recherche sur la Chine contemporaine.
- Diffuser des informations sur l’éducation, la culture, l’économie, la société chinoise.

Le premier Institut a ouvert à Séoul (Corée du Sud), en novembre 2004, et ils se sont multipliés ces dernières années dans 87 pays, tant asiatiques qu’occidentaux.

En 2010, il existe 282 Instituts Confucius dans le monde, dont 95 en Europe.

HANBAN, l’organisme qui regroupe les Instituts, a son siège à Pékin. Il est placé sous l’autorité de la Direction nationale pour l’enseignement du chinois langue étrangère ; institution qui dépend du Ministère de l’Education. Les dépenses engagées par les Instituts Confucius à l’étranger sont largement couvertes par l’Etat.

Selon les responsables des Instituts, les frais sont partagés avec les institutions étrangères, l’Institut apportant en général une subvention unique d’installation. Dans les cas où le financement est difficile à monter, la partie chinoise peut prolonger son aide.

Instituts Confucius actuellement implantés en France :

 Institut Confucius du Centre culturel de Chine à Paris (2002)
 Institut Confucius de Poitiers (2005)
 Institut Confucius de Paris 7 (2006)
 Institut Confucius de Clermont-Ferrand (2008)
 Institut Confucius de Rennes (2008)
 Institut Confucius d’Arras (2008)
 Institut Confucius de La Rochelle (2008)
 Institut Confucius de Toulouse (2009)
 Institut Confucius de Aix-Marseille (2009)
 Institut Confucius de Lyon (2009)
 Classe Confucius des Nouvelles d’Europe à Villejuif (2009)
 Institut Confucius Paris Ouest (2009)
 Institut Confucius de Strasbourg (2009)
 Institut Confucius d’Angers (2009)
 Institut Confucius de Grenoble (2010)
 Institut Confucius de St Denis de la Réunion (2010)

Ces établissements dispensent principalement des cours de mandarin et forment au diplôme de langue HSK, lequel atteste un niveau de chinois courant, permettant d’intégrer une université ou une entreprise chinoise.


Centre Culturel de Chine à Paris :

Lors de sa visite en France en avril 2001, M. Li Lanqing, ex-Vice-Premier Ministre chinois, signa avec le Ministre français des Affaires Etrangères, M. Védrine, un accord concernant le projet des années croisées de la culture et la création conjointe d’un Centre Culturel chinois à Paris ainsi que d’un Centre Culturel français à Pékin.

Le 29 novembre 2002, le Centre Culturel de Chine en France fut fondé dans la capitale française, et officiellement inauguré par M. Li Lanqing, accompagné du Ministre français des Affaires d’Outre-Mer, Mme Girardin. Le Centre Culturel de Chine à Paris constitue la première représentation culturelle de la République Populaire de Chine établie dans un pays occidental.

Situé dans l’un des quartiers les plus fastueux de Paris, le Centre Culturel de Chine à Paris occupe une position privilégiée entre l’Hôtel des Invalides et la Tour Eiffel. Il fait face au cours majestueux de la Seine, aux Grand et Petit Palais connus du monde entier.


Lors de son entrevue avec le Vice-Président Li Lanqing, le Président Chirac avait spécialement fait mention de ce bâtiment, déclarant : « Nous avons toutes les raisons de croire que ce bâtiment de style occidental qui a traversé les vicissitudes d’un siècle rayonnera de l’éclat de la culture orientale ».

Aujourd’hui, le Centre Culturel de Chine à Paris s’étend sur une superficie de plus de 1 700 m2. Ses fonctions et activités principales sont de présenter la culture chinoise traditionnelle et contemporaine à travers l’organisation de conférences et séminaires, concerts et spectacles, projections de films et expositions, tout en présentant le meilleur de la culture chinoise. Ce Centre propose au public français non seulement un enseignement de qualité de la langue chinoise, mais aussi des disciplines traditionnelles telles que la calligraphie, la peinture classique, la cérémonie du thé…

Le Centre Culturel de Chine à Paris dispose d’une bibliothèque, d’une salle de lecture et d’une médiathèque qui permet au public français d’accéder à l’information en consultant toutes sortes de supports : livres, journaux, revues, disques, vidéocassettes, diapositives… Les informations concernant le Centre sont diffusées régulièrement sur un site Internet et dans une revue trimestrielle Chine sur Seine.

Permettant de coordonner les activités culturelles, enseignement et présentation de l’information, le Centre Culturel de Chine à Paris a une influence dans la diffusion de la culture chinoise et dans l’accroissement efficace des échanges entre le monde oriental et le monde occidental, en France comme dans toute l’Europe.

Le Centre Culturel de Chine à Paris procèdera dans les prochaines années à des travaux de rénovation. Après ces travaux, la superficie du Centre s’élèvera à
4 000 m2. Il y aura tous les équipements nécessaires au développement de ses activités.

Le Centre Culturel est une fenêtre qui donne la possibilité au peuple français de comprendre pleinement la culture chinoise. C’est une estrade où la culture, ancestrale et pleine de vitalité de la Chine, peut dialoguer et échanger amicalement avec la civilisation française. C’est un pont qui unit intimement les peuples chinois et français.

Lors de sa récente visite en France, le Premier Ministre Wen Jiabao a déclaré qu’il fallait encourager le rôle du Centre Culturel, l’amitié et la compréhension mutuelle.

En 2010, le nombre de classes a été porté à 27 et sont réparties selon 4 niveaux d’enseignement. Le nombre d’inscriptions n’a cessé d’augmenter. Le Centre Culturel s’est fixé l’objectif de proposer un enseignement conforme aux niveaux et aux buts des élèves, et de garantir de bons résultats en gardant une qualité d’enseignement.

En partenariat avec ses collaborateurs français, le Centre Culturel de Chine a choisi les versions françaises de deux méthodes recommandées par le Bureau National d’Enseignement du Chinois Langue Etrangère : Panorama de Chine et le Chinois Facile. Sous l’autorité de ce Bureau, le Centre Culturel a participé à l’élaboration, à la rédaction et à la publication de ces manuels scolaires.

Les « soirées en chinois » organisées au Centre Culturel favorisent les échanges et les discussions en chinois sur des sujets variés. La projection de films chinois, les conférences, la célébration du Nouvel An chinois ont également beaucoup de succès auprès des élèves.

Le Centre Culturel de Chine a lancé de nouveaux projets, afin de développer sur une plus grande échelle l’enseignement du chinois : classe de chinois des affaires, programme d’enseignement intensif, voyages linguistiques et touristiques en Chine.

Jérémy
 

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19
avr.

Le Dongba, le dialecte des Naxi est désormais appris à l'école primaire

Dans Province du Yunnan, 265 lectures

Le comté de Yulong Naxi, dans la ville de Lijiang, dans la province du Sud-Ouest du Yunnan est le seul comté autonome de Chine réservé au peuple Naxi. Dimanche, l'on a fêté en grande pompe le 50ème anniversaire la fondation du comté. Mais Naxi, ce n'est pas seulement une merveilleuse minorité, mais aussi une culture unique dotée d'une langue orale et écrite, tout aussi unique. Dernièrement, les officiels locaux ont renforcé la préservation de cette culture, jusqu'à l'enseignement dans des écoles primaires. Alors, en compagnie d'A Hei, allons donc leur rendre une petite visite.

Ces élèves apprennent à lire et écrire les mots "soleil", "lune", "crayon" en naxi. Utilisant le mandarin pour parler, lire et écrire dans leur vie quotidienne, ces élèves de l'école primaire Baishawan découvrent leur propre langue, appelé Dongba, qui veut dire littéralement "homme sage" . Le Dongba est la seule langue pictographique à être encore utilisée dans le monde.

Parmi les 32 instituteurs Naxi de Baishawan, seulement 3 maitrisent le Dongba.

La langue des Naxi est une langue orale. Par le passé, seuls les hommes éduqués la connaissaient.

Pour assombrir un peu plus le tableau, la période quelque peu tumultueuse de la Révolution Culturelle a contribué à l'extinction quasi-complète du Dongba.

Ces dernières années, les autorités locales ont commencé à réaliser qu'il fallait à tout pris conserver cette si belle langue qu'est le Dongba. Ainsi depuis 2006, les écoles primaires du comté de Yulong ont commencé des cours de Dongba toutes les semaines.

Un elève :

"Je peux écrire 8 caractères Dongba."

"Je peux en écrire 12, et ils sont très mystérieux."

Du fait de son caractère pictural, le Dongba est aussi enseigné en cours de dessin.

Les dessins de ces enfants ingénieux et imaginatifs en ont ému plus d'un et seront donc exposés, comme il se doit, dans le lieu le plus prestigieux de l'Empire du Milieu, à savoir: le Musée National des Arts de Beijing. C'est bien là l'ultime reconnaissance de la langue du Dongba.

Source : Quotidien du peuple

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